Risques et solutions proposées pour investir sans crainte dans les cryptomonnaies

Trop complexe, trop volatile, trop risqué ! Les cryptomonnaies c’est la monnaie des gangsters, ce n’est pas pour moi !

Combien de fois avez-vous entendu parler quelqu’un de cette façon ? Il est vrai que les médias ont trop longtemps associé (tout au moins au début) les monnaies virtuelles à l’argent de la drogue et autres trafics illicites. Plus de 20 ans après la création du Bitcoin, cette situation a bien changé. Si, comme nous allons le voir, les risques restent néanmoins présents aujourd’hui, des solutions existent pour les éviter. En suivant nos conseils vous allez pouvoir acheter et trader les cryptos en toute sécurité.

Volatilité extrême et risque de perte en capital

A l’exception des stablecoins (USDT, USDC, BUSD, DAI, …), les grandes cryptomonnaies ne sont adossées à aucune devise physique. Elles ne sont pas non plus liées à un actif tangible, comme l’or. Tout au long de sa longue histoire, le cours de ce dernier a certes varié dans de grandes proportions, mais a toujours gardé une certaine valeur, préservant le capital de départ. Les cryptomonnaies, quant à elles, sont très récentes : 13 ans à peine pour la doyenne Bitcoin. Si, sur le court terme, les gains (et pertes) peuvent être abyssaux, on n’a aucune certitude sur la préservation du capital sur le long terme.

Solution : n’investir qu’une faible partie de votre patrimoine dans les cryptos (5% par exemple), une somme que vous pourriez perdre sans entraîner de conséquence sur votre train de vie

Risque d’obsolescence technologique

Que deviendra la technologie de la blockchain dans 20 ans, dans 30 ans, dans 50 ans ? Rappelez-vous le cinéma Super 8, les cassettes audios, le minitel, les vidéos VHS, …. Qu’adviendra-il des technologies de hachage SHA-256 (Secure Hash Algorithm) du Bitcoin, de la norme technique ERC20 (Ethereum Request for Comment) implémentée dans les ‘smart contracts’ de Etherneum ? Quid de toutes les autres techniques informatiques qui viennent, jour après jour, apporter des améliorations, voire des ruptures avec ces 2 algorithmes implémentés au cœur de la blockchain ? Ici encore, tout est une question de taille et d’enjeux économiques. Pas d’inquiétude pour les grandes cryptomonnaies (Bitcoin, Etherneum, …) pour lesquelles la communauté des utilisateurs trouvera le moyen de financer les passerelles informatiques pour faire le lien avec la nouvelle blockchain à la mode. Mais qu’adviendra-il des jetons de fond de tableau, que les anglosaxons qualifient vulgairement de ‘shit coins’ ? Pour eux, le risque est réel d’une perte totale en capital.

Solution : n’acheter que des cryptomonnaies à forte notoriété, figurant dans le haut du tableau des capitalisations. Voir la liste des principales cryptos que nous présentons sur une page dédiée.

Risque de bug informatique dans la blockchain

Les bugs informatiques sont fréquents dans le développement des nouvelles technologies et la création des cryptomonnaies n’échappe pas à la règle. A titre d’exemple, au sein de l’écosystème Etherneum, une organisation décentralisée autonome (DAO) est créée, en mai 2016, pour lever des fonds dans le but de financer des projets. Mais sur les 160 millions de dollars collectés, un hackeur parvient à exploiter un bug de la blockchain et à détourner le tiers de cette somme.  La communauté Etherneum se divise alors, ce qui a donné naissance à un fork et à la création de l’ether classique (ETC).

Solution : lisez le ‘white paper’ figurant sur la description des cryptomonnaies (voir le site Coinmarketcap.com) et essayez d’identifier si l’équipe de développement est expérimentée ou pas. Cette solution est loin d’être infaillible, mais elle peut vous aider dans vos choix.

Risque de perte de vos clés privées

La sécurité des cryptomonnaies repose sur des algorithmes cryptographiques (ECDSA, SHA256) qui sont mis en place selon un mécanisme de doubles clés (publique et privée). Ces algorithmes sont utilisés dans l’armée, la police, les banques et ne peuvent pas être craqués. Si vous égarez votre clé privée, vous n’aurez aucun moyen de récupérer vos fonds : vos jetons seront perdus à jamais ! Cet ‘inconvénient’ des cryptos est en fait ce qui en fait leur force : le système étant décentralisé, il n’existe pas de tiers de confiance (banque, institution centrale, …) qui pourrait vous restituer vos clés. On limite ainsi la possibilité de piratage qui pourrait être entrepris par ce tiers de confiance.

Solution : vous pouvez stocker vos clés privées sur la plateforme où vous avez acheté vos jetons (‘soft wallet’), mais le risque de piratage de celle-ci n’est pas totalement exclu. Une autre solution est de ne pas acheter des cryptos, mais de trader des CFD adossés à des cryptoactifs. C’est ce que propose par exemple les traders eToro ou encore Capital.com. Vous aurez un mot de passe pour accéder à votre portefeuille, mais en cas de perte de celui-ci vous pourrez toujours en recréer un nouveau.

Légalité en zone grise pour les exchanges internationaux

Le 9 juin 2021, le Salvador a été le premier pays à instaurer le Bitcoin comme monnaie légale, à côté de son alter ego : le dollar US. Dans le reste du monde, soit les cryptomonnaies sont interdites (Chine, Afghanistan, Pakistan, Vietnam, Iran, …), soit elles ne sont pas encore formellement régulées.

En France, le Bitcoin comme les Altcoins, ne sont toujours pas reconnus comme des instruments financiers. Néanmoins la loi PACTE du 22 mai 2019 leur offre un premier cadre juridique. Tout prestataire de service sur actifs numériques (PSAN) démarchant un consommateur français a l’obligation de demander une inscription sur la liste blanche de l’AMF. Le traitement de cette demande peut varier de 6 mois à 1 an. Si les grandes plateformes internationales (Binance, Coinbase, Kraken, …) n’ont pas encore obtenu ce sésame pour opérer dans l’hexagone, les sociétés européennes ont été plus réactives. Début 2022, ces sociétés étaient au nombre de 25 à être inscrites sur la liste PSAN de l’AMF, toutes françaises à l’exception de 2 étrangères, la néerlandaise Litebit et l’autrichienne Bitpanda.

Solution : en attendant l’émergence d’une régulation européenne (attendue en 2024 avec le projet MiCa (Markets in Crypto Assets), donnez préférence aux sociétés inscrites sur la liste blanche de l’AMF, surtout si vous êtes débutant.

Risque d’arnaques en tout genre, particulièrement sur les réseaux sociaux

Selon les déclarations de victimes auprès de l’AMF, l’escroquerie à l’achat de cryptomonnaies représenterait de l’ordre de 20 000 euros par épargnant lésé. Mettant en exergue des gains rapides et mirobolants, c’est dorénavant sur les réseaux sociaux (Instagram, WhatsApp ,TikTok, Facebook, Snapchat, …) que la menace est la plus forte. Des influenceurs malhonnêtes peuvent également utiliser leurs chaines YouTube pour contacter leurs victimes via les commentaires associés. Le contact étant pris, les escrocs continuent à échanger par messagerie instantanée avec leurs victimes. Lorsque le versement est effectué (même si leur banque les a prévenus du risque encouru), aucun recours n’est plus possible pour récupérer les fonds versés.

Solutions : évitez de suivre les conseils glanés sur les réseaux sociaux, lisez les tutoriels de notre site, approfondissez vos connaissances avec les sources d’information sur les cryptos que nous avons recueillies pour vous et surtout choisissez une plateforme réputée et légale.